C'est un film émouvant et poignant mais aussi rempli d'espoir et de sérénité. Admirez comment ces vieilles personnes sont actives et vivent aux rythmes de la nature, des leçons a prendre. Goran Stankovic a réalisé un chef d'oeuvre. Chaque scène du film est un tableau, de toute beauté, la lumière est particulière, chaude, comme une fin d'après-midi....comme une fin de vie.
Cela se passe sur la place des étudiants, place mythique qui a une très longue histoire et cela depuis Rome. Elle se trouve au centre de Belgarde avec quelques Facultés qui l'entourent.
Hier......51°.....finalement, je suis ravie de partir au mois de septembre.
Ada Ciganlija. Une plage artificielle, formée par un lac et le fleuve Sava. C'est un centre récréatif, ou les belgradois se retrouvent, surtout la jeunesse. Un exemple, plus de 50 sports, des tas de restaurants, cafés etc..
Il peut y avoir jusqu'à 300.000 personnes. Une belle réalisation !!!!
L'été, pendant toute la nuit, Kalemegdan est rempli de monde . C'est un endroit magnifique, une forteresse au pied de laquelle les fleuves Danube et Sava, se rencontrent. Le premier vrai baiser, les calinous c'est là qu'ils ont lieu. hihi
Souper à Skadarlija au son de la musique et des pièces de théâtre, c'est magique !!!
Avala Tower, premier monument bombardé par NATO en 1999. Mais bon, les serbes ont vu pire que ça, chacun a donné un peu de sous et la voilà de nouveau dressée sur la plus haute colline. Par forte chaleur, le grand parc sert presque de résidence aux belgradois. C'est un lieu de promenade familiale.
La Serbie veut intégrer l'UE... O.K....alors un peu d'ordre bande de sauvages, vous monterez dans les bus par l'avent et sortirez par la porte de derrière. En Serbie cela a provoqué une petite révolution surtout que les amendes sont salées. Bon je me suis trompée, l'entrée se fera par l'avent et l'arrière, la sortie au milieu, attention juste pour certains bus, les autres ce sera par l'avent et la sortie à l'arrière et le milieu. Haha, nous sommes dans les Balkans, tout est si simple !!! C'est tellement compliqué que des contrôleurs seront aux arrêts pour guider les voyageurs. Voilà une façon originale de créer de l'emploi.... Les voyageurs seront contrôlés et on leurs demandera gentiment de ne pas monter dans le bus sans ticket.
La vous comprenez l'humour de la première photo.:):):)
Les contrôleurs...
Encore des contrôleurs....
Ohlala, ceux-ci ont l'air très sérieux ...
On a tous compris que l'époque ou le peuple se déplaçait presque gratuitement est bien terminée, maintenant nous allons vers l'UE, avec les BusPlus et tout se paye !!!!
Stop à la terreur des BusPlus !!!
Photos de Sasa Colic
Au mois de septembre, je vais devoir me plier à la nouvelle réglementation, ça va être dur...dur !!!
Voilà des endroits magnifiques pour des vacances familiales riches en découvertes et sages en dépenses. Prenez vos renseignements auprès des offices du Tourisme Serbe et même à l'Ambassade de Serbie à Paris.
Les quais du Danube en reconstruction à Zemun/Belgrade. Il me semble que ce sont de gros travaux, pourvu que le charme de ces quais ne soient pas détruits.
Voilà qui est nouveau pour moi, je ne savais pas qu'il y avait une amitié entre la Serbie et l'Irande.
Il y a quelques temps, j'avais envie d'y faire un séjour, une de mes amies y habite, une grande rousse flamboyante, amusante comme tout, puis John, un peintre, tiens lui aussi roux.
Si je me décide a y faire un tour , on doit me garantir une semaine sans pluie.hihihi
Cette année j'ai raté les Fêtes en Serbie, je suis triste.
La préparation de Noël, c'est une période extraordinaire, Il y a une effervescence, une joie dans l'air qui sont presque perceptibles au toucher. Tout le monde est de la partie pour préparer le Réveillon, même les enfants. Des odeurs délicieuses s'échappent des maisons, des appartements. Le rituel est très strict, on cuisine mais on attend minuit, pour manger. Oui tout le monde jeune, ne fut ce qu'un jour, du plus petit au plus grand, . Je suis toujours impressionnée par le nombre de jeunes qui sont sur le parvis de l'Eglise Sveti Sava, ils participent à la cérémonie et aux prières.
Si les Fêtes sont belles en ville, vous pouvez imaginer ce qu'elles sont à la campagne. Suite......
C’est fait… le divin enfant est né. On se lève tout en douceur, on se salue, on se félicite et on échange nos vœux… A ce moment là, quelqu’un frappe à la porte. C’est le « polozajnik » un personnage clé de la manifestation, vu que c’est à cause de lui qu’on ouvre la porte de la maison. Le polozajnik est un ami (ou une personne qui passe par hasard (mais c’est rare de nos jours, aujourd’hui on se met d’accord bien en avant !)… symbolisant l’ange qui annonce la bonne nouvelle.
Il entre dans la maison avec la branche de chêne laissée à côté de la porte à cet usage, lancera quelques piécettes et le reste de grains divers (eux aussi laissés avec la branche), saluera la maisonnée, puis ira auprès du feu afin de prononcer les vœux pour la famille. Le truc est de « touiller » la braise avec la branche en chêne en espérant faire des étincelles, avant que la branche se consume. Ceci est, bien sur, pratiqué que par un adulte, qui en même temps souhaite le bonheur, la santé et la prospérité de la maisonnée. De nos jours, les foyers (de feu) sont rares, alors tout se fait sur une plaque de cuisson, à l’aide d’un peu de café moulu. Essayez de jeter un peu de café sur une plaque très chauffée, la fumée qui s’en dégage est très plaisante et ça ressemble vraiment à la braise, sauf que ça ne brûle pas – ce qui est, finalement, très sécurisant. De plus, la branche ne s’enflamme pas – ce qui est, à mon sens bien mieux ! Une fois la bénédiction et les souhaits prononcés, il est temps d’une petite collation – rakija (raki) et vin rouge cuit pour les adultes, jus de fruit rouge pour les enfants… on rompt la « cesnica », un pain incontournable dans toutes les fêtes orthodoxes, on trinque, on rigole…
Après, la famille, si elle le souhaite, mais ce n’est pas obligé, va assister à la liturgie de Noël. Dans le temps, ce n’étaient que les hommes qui y allaient (les femmes ayant trop de travail à la maison), mais la Serbie s’est bien modernisée, et comme tout est prêt en avance, les femmes y vont aussi. Pour notre part, on ne le fait jamais – trop de monde ! Et rester dehors (car pas moyen de rentrer dans l’Église sauf si l’on est arrivé très tôt, dans le froid… brrrr, ça ne m’a vraiment jamais tenté – heureusement que la pratique des rites se limite chez mon mari à la Slava, Pâques et Noël !
Le repas de Noël en Serbie : sous le signe de l’abondance
Finalement, arrive le repas de Noël – ouvert à tous – même au « passager de fortune »… et au menu… la grande fête :
Soupe – un semblant de Pot-au-feu – délicieux
Cochon de lait (ou agneau – ce qui est bien ma préférence – bien qu’il est assez difficile d’en trouver un en cette saison)
Légumes de tous genres et à toutes les sauces
Pomme de terre « façon grand-mère » cuites dans le jus du rôti
Cesnica, pain de cérémonie rond, présent le soir du repas du Noël serbe orthodoxe
Assez souvent la « sarma » – (voir la recette des sarma) des choux farcis à la viande et riz et accompagnés de viande séchée… un délice (en petite dose quand même – assez lourd pour l’estomac ) ..)
Salades de saison
Fruits, et gâteaux de tous genres…
Ce menu est bien plus ressemblant à un menu proposé en France – sauf qu’il est bien abondant… Donc, si jamais vous êtes invités à un repas de Noël orthodoxe, un petit conseil : mangez de tout, mais en très petite quantité – ce repas est un de ces repas qui durent pendant des heures (moi j’appelle ça un repas « à rallonge »). N’hésitez pas de faire des pauses. C’est uniquement à cette condition que vous prendrez vraiment plaisir à ce repas plus que gargantuesque, et que vous n’en souffrirez pas par la suite !
Sur ce, certains me diront qu’il est assez bizarre que dans un pays relativement pauvre, comme c’est généralement le cas de la Serbie, où je vis, les gens puissent s’amuser à faire des repas qui dépassent largement leurs moyens. Il y a une explication à cela aussi :
Pendant le règne des Ottomans, il était interdit de se retrouver « en grand comité » – les Turcs ayant très peur des insurrections. Mais l’église protestait pas mal, puis, le fait de ne pas avoir le droit de se retrouver même en famille révoltait trop la « raia » (première traduction : esclaves, mais en fait les « non croyants musulmans »), qui par la suite refusait de payer les impôts (y compris l’impôt de sang, consistant à « donner » un de ses enfants mâles à l’armée Ottomane), même étant menacée de représailles sanglantes. Bien sur, le Sultan (dont l’une des significations est aussi « miséricordieux », ne pouvait pas se permettre qu’on ne le loue pas, du coup, il permit donc aux « kaurs » (autre mot d’origine turque pour « non-croyants »), de se réunir pour certaines fêtes religieuses majeures. C’est à ce moment là que l’Eglise orthodoxe instaura aussi les « slava » afin que ces rassemblements soient plus fréquents. Le droit d’organiser la « slava » (ou autre fête religieuse) appartenant à l’homme le plus ancien de la famille, c’est chez lui que tout le monde se réunissait. Et comme chaque famille fête qu’un seul saint, en plus de Noël et de Pâques, les gens préparaient ces fêtes, en économisant pendant toute l’année ! De plus, si une famille avait plus de fils, les plus jeunes préparaient aussi leur part de victuailles, qu’ils apportaient avec eux – et la fête durait tant qu’il y avait de quoi manger… alors vous vous imaginez bien, ces fêtes pouvaient durer jusqu’à sept jours ! Pour l’anecdote, cette tradition a même fait l’objet de plusieurs lois restrictives (dont une du Sultan en personne), limitant les festivités à trois jours seulement, parce qu’à force de manger trop et gras, après une longue période de jeune, les plus fragiles mourraient comme des mouches ! C’est dire ! )))))) Mais je pense que c’est de là justement, que les Slaves tiennent ce petit penchant pour la fête tout court, et aujourd’hui, tous les prétextes sont bons !
Chez ma grand-mère j'ai eu l'immense chance et joie de vivre des Noël magiques.
Neka bude Bozja volja nek nam srca budu bolja. Nek se vrate bezboznici i vaskrsnu pravednici. Veru, moral, ljubav, zdravlje s' sobom nosi Pravoslavlje. nek svi cuju rec od Boga pisana je za svakoga jer Mesija nosi spas dodje Hristos medju nas da pomiri i pozove svoju decu i sinove. da ne budu bezboznici i sotonski sledbenici, Sveti Duh nek Srbe vodi
MIR BOZJI! HRISTOS SE RODI!
Noël orthodoxe en Serbie : Srecan Bozic – ХРИСТОС СЕ РОДИ !
ХРИСТОС СЕ РОДИ ! Noël orthodoxe en Serbie est une fête de famille très importante qui ne se déroule pas le 25 Décembre comme pour les catholiques, mais le 7 Janvier. En réalité, Noël dure trois jours et commence dès le jour du Badjni dan, la veille du 7 Janvier, qui donne lieu à une cérémonie traditionnelle durant laquelle on brûle une branche de chêne nommée Badjnak…
Nous voici arrivés à Noël orthodoxe. Selon le calendrier julien, il se situe le 7 Janvier. Pour nous qui avons déjà fêté Noël le 25 Décembre, la perspective de nous remettre encore à table crée quelques angoisses mais bon, à estomac vaillant rien d’impossible..Car en Serbie, Noël dure 3 jours!!!!
Tout a commencé le soir du 6 Janvier nommé « Badnji Dan« , veille de Noël et jour où, traditionnellement, l’homme de la famille va couper dans la forêt une grosse branche de chêne garnie de quelques feuilles séchées (le badnjak). De nos jours en Serbie, en ville, on peut en acheter sur les marchés, c’est plus simple mais moins amusant.
Il ramène cette branche à la maison et dispose également un peu de paille sur le sol de la salle à manger pour symboliser l’étable de la nativité. Ce jour-là est maigre, on ne consomme pas de viande ou de produits laitiers. Maigre ne veut pas dire frugal puisque le repas du réveillon comporte souvent un solide plat de haricots gratinés au four, de la pita, des fruits secs, des noix, du miel…Un pain est préparé comme pour la Slava.
Dans les campagnes, on commence à cuire le cochon de lait pour le lendemain. On se rassemble autour du porcelet qui cuit en broche au feu de bois et c’est un plaisir de tourner la viande en se régalant rien que par la pensée à la bonne viande que l’on mangera demain…végétariens, la Serbie n’est pas pour vous hélas!
Le matin de Noël, la famille attend avec impatience le premier visiteur qui est appelé le « polzajnik« . Il est accueilli chaleureusement et a l’honneur de chatouiller la braise de la cheminée (ou du fourneau) avec une tige de la fameuse branche de chêne. Plus il y a d’étincelles qui jaillissent du feu, meilleure sera l’année.. »Toliko zara , Toliko para« : autant d’étincelles, autant de sous. Le polzajnik reçoit quelques pièces ou autres petits cadeaux. Mon mari, enfant, allait très souvent jouer le polzajnik chez les voisins, histoire de récolter quelques piécettes ou douceurs..
Podvarak (choucroute au canard, recette serbe)
La fête de Noël peut alors commencer pour 3 jours: cochon de lait, sarma (feuilles de choux et poivrons séchés farcis), podvarak (sorte de choucroute au canard) et autres délicieux mais bien riches plats..
Le premier jour de Noël, la maitresse de maison confectionne un pain spécial, nommé « cesnica« . Elle y cache une pièce, un haricot et un grain de maïs..Un peu le principe de la galette des rois. Trouver la pièce porte chance..Quant au haricot ou au maïs, je suppose que cela augure de belles récoltes..
Sur les différents sites ou blogs serbes que je visite, la cesnica est un pain de blé brioché mais dans ma belle famille, c’est un pain de maïs très amélioré.. De condition modeste, ancestralement ils n’avaient que du pain de maïs et c’est ce pain là qui s’est transmis de génération en génération. Aujourd’hui, il n’a plus rien à voir avec le pain très rustique d’origine mais il contient cependant toujours du maïs.
Cesnica, pain de maïs
Je tiens à préciser que tout ce que j’énonce ici n’est pas une généralité, chaque région, chaque village et peut-être même chaque famille a ses propres symboles, rituels, particularités. Certains diront, chez nous ce n’est pas comme ça..J’ai, même pour ma belle famille, synthétisé un peu la façon de faire, sans doute oublié des choses… Et puis lorsque les anciens disparaissent, certains détails s’estompent ou sont oubliés..
Reste toujours le dénominateur commun qui est, en principe, une famille rassemblée, unie et célébrant ensemble la naissance du Christ.
Ainsi il est d’usage de dire : Hristos se rodi – le Christ est né
ce à quoi on répond: Vaistinu se rodi – En vérité il est né