samedi 5 mai 2018

Mai 68. Il est interdit d'interdire !

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Un petit mot d'explication. En fait mai 68 je l'ai découvert quelques années plus tard, j'en avais entendu parler mais ne comprenait pas grand chose. 
Nous arrivions d'ex-Yougoslavie comme réfugiés politiques, mon père avait fait des séjours dans la prison politique de  Tito: Goli Otok. Mes parents étaient heureux d'avoir trouvé refuge en Belgique, On nous a logé dans une maison pourrie, dans le pire quartier de Seraing Bas, les  hauts fourneaux crachaient sur notre tête et tous les enfants se sont retrouvés au préventorium/sanatorium. Après quelques mois nous sommes tous rentrés chez nous mais dans une nouvelle maison située à l'air pur. Nous avons tous grandi ensemble et étions reconnaissant à la Belgique d'avoir pris soin de nous. Notre but à tous c'était d'apprendre le plus vite le français, nous avions compris que c'était le chemin pour s'en sortir. La douce Marguerite, institutrice à la retraite nous donnait des cours accompagnés d'une montagne de gaufres liégeoises, elle était la tante de tous les enfants du quartier. Pendant ce temps-là, mon père souffrait du cancer, il est mort deux ans après notre venue en Belgique. Il fallait aider ma mère, étudier, travailler, pas de télévision donc mai 68 c'était quelque part très loin et ne nous concernait pas, par contre on écoutait les chansons à la radio :)




Ici c'est comme un petit reportage mais c'est certain que je ne suis pas d'accord avec tout et surtout il y a un personnage de l'époque que je n'aime pas du tout.

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Femmes, jeunes, ouvriers, sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement, leur désir de liberté, de changements. Le mouvement a permis de grandes évolutions et a aidé la société a s'affirmer et a acquérir de nouveaux droits. Le  mouvement vient de France et il a touché plusieurs pays dans le monde.




















Chants mai 68










Les hits de mai 68 , vous pouvez danser :)















































































Puis ..






Eh oui,malgré tout c'est un :



I see trees of green, red roses too

I see them bloom for me and you
And I think to myself what a wonderful world
I see skies of blue and clouds of white

The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world
The colors of the rainbow so pretty in the sky

Are also on the faces of people going by
I see friends shaking hands saying how do you do
They're really saying I love you
I hear babies crying, I watch them grow

They'll learn much more than I'll never know
And I think to myself what a wonderful world
Yes I think to myself what a wonderful world






10 commentaires:

  1. Hello
    On aurait bien besoin d'un autre Mai 68, mais depuis, les gens sont devenus des moutons, alors avant que ça se reproduise. Et , contrairement à ce que l'on pense, Mai 68 n'a pas provoqué que de bonnes choses, la perte de certaines valeurs fondamentales, la permissivité abusive qui a sacrifié toute une génération d'enfants devenus trop gatés, et enfants rois, et les femmes n'ont pas forcément gagné non plus!Mais au moins, ça montrait qu'à cette époque, les gens avaient encore un peu de courage, de militantisme et de réflexion en eux!
    Bisous

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    1. Tu as raison Mai 68 ce n'était pas seulement de bonnes choses mais il y avait encore cet esprit de révolution que j'admirais et que les français ont perdu. Avant dés qu'ils étaient mécontents ils montaient aux barricades. Il me semble que tout cela est bien révolu. Bisous !

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  2. Un reportage comme si tu y étais !
    Chère Nadezda réfléchis un peu et tu verras que le slogan "il est interdit d'interdire" est parfaitement anti- démocratique.

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    1. J'aurais certainement aimé y être :) Je me suis renseigné sur le slogan et c'est Jean Yanne qui a lancé cette petite phrase qui est devenu le slogan de Mai 68. Voici un article qui m'a poussé à la réflexion: https://www.lexpress.fr/informations/il-est-interdit-d-interdire_628692.html
      C'est assez effrayant.

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  3. Je me souviens assez bien de mai 68. J'avais 15 ans et j'étais au lycée en seconde. Un lycée où il n'y avait que des filles. C'était un lycée public de Toulouse et la discipline y était assez stricte. Mais les profs avaient toutes sortes d'opinions politiques différentes et les idées du dehors ont pu se faufiler à l'intérieur de l'établissement. Nous avons donc pu ainsi faire nos petites AG (assez sages!) mais nous ouvrir aussi à une certaine conscience politique. Même si notre principale préoccupation était surtout que le lycée devienne mixte (ce qui arriva 3 ans plus tard) et que nous ayons le droit de sortir plus librement de l'établissement lors de la pause méridienne.
    Nous avions la fac de lettres et de droit à 200m du lycée et après les cours, lorque l'on nous libérait à 17h pour rentrer chez nous, nous allions voir les affrontements entre CRS et étudiants. Mais ce n'était jamais très violent.
    Mai 68 ce fut surtout à Paris. La Province n'était que le pâle reflet de ce qui s'y passait. Souvenirs, souvenirs...
    J'espère que vous allez bien Boris et toi. Bientôt en Serbie?
    Grosses bises.

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    1. Au lycée où j'étais c'était comme ça mais nous on se tenait à l'écart, on ne pouvait surtout pas se faire remarquer et avoir des problèmes :)
      Pour la Serbie je ne sais pas, je vais peut-être y aller une semaine pour voir si tout va bien. Boris doit encore passer des examens, maintenant c'est du côté du myocarde qu'ils cherchent la cause de son problème. La vie ne tient vraiment qu'à un fil.
      Je t'embrasse aussi et te souhaite une belle nuit.

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  4. Grand merci pour les reportages. C'était l'année de mes vingt ans, je travaillais dans un coin perdu au fond d'une vallée savoyarde et je n'ai entendu parler de rien !!

    Je découvre aussi l'incroyable souplesse de Claude François !
    Mais pas le temps de tout visionner, alors je reviendrai.

    Tous mes souhaits de meilleure santé pour Boris et bon courage à toi en attendant.
    Grosses bises et beau temps chez vous

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    1. Merci Tilia, du courage j'en ai besoin, une chose étrange il ne veut pas que je m'absente on dirait qu'il ne veut pas rester tout seul.

      Comme le disait Marie-Paule, c'est dans les grandes villes que mai 68 a eu lieu. Ma meilleur amie à cette époque habitait une petite ville en Belgique et elle aussi n'en avait pas entendu parler où à peine.
      Il y a un meneur de 68 que je n'aime pas du tout.

      Passe un bon week-end, bises.

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  5. Comme beaucoup j'ai vécu ça de loin, j'avais 20 ans, étudiais à Bruxelles, et en pensionnat catholique :) Aucun problème avec la discipline, j'aime ça mais résiste de toute mes forces si on veut m'obliger à faire quelque chose. Je n'aime ni les interdictions ni les obligations qu'on ne peut pourtant pas toujours éviter, il faut voir où tourne le vent :)

    D'accord avec une de tes lectrices, interdire d'interdire est anti-démocratique et assez stupide.

    J'ai connu en classe à Bruxelles une famille de Yougoslave, la fille était en classe avec nous, ne comprenait pas grand chose la pauvre, et je me souviens qu'on nous demandait des objets pour aider sa famille : je crois que leur maison et village avaient été détruits dans un tremblement de terre.

    Ca doit être terrible d'être poussés par l'histoire ou autre chose "hors de chez soi" et de savoir que désormais, chez moi sera ailleurs. Mais c'est ainsi qu'on survit et que, finalement, on se souvient de ce qui était si bon dans le premier chez soi....

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    1. C'est aussi un peu mon profil, ce qui me tue ce sont les obligations :)

      Mon départ de l'ex-Yougoslavie fut terrible, une déchirure dont j'ai eu du mal a m'en remettre. J'ai tant de choses a dire , a raconter mais je suis nulle en écriture. Je t'admire toi et certaines des mes lectrices qui savent mettre sur papier leurs souvenirs, leurs sentiments.

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